Jérémie, où est ta plume ?

11889482_899499640087421_6133071748866005704_nOn la surnomme « Cité des Poètes ». Elle a vu naitre Etzer Vilaire, Emile Roumer, Réné Philotecque pour ne citer que ces grands auteurs-là.

Pour plus d’un, Jérémie, le chef-lieu du département de la Grand ’Anse représentait le bastion de la poésie. Pourtant, la ville souffre d’un manque de productivité poétique, ces derniers temps.

En dépit de l’accroissement des bibliothèques dans la région, de nombreux jeunes ne s’intéressent plus au charme des mots, on dirait.

Pour le professeur et écrivain Almaye Dorestant, le constat est décevant. « La tendance n’est pas favorable à la littérature et à la culturelle mais plutôt au rap ».

« La jeunesse se laisse entrainer à des activités bidon », commente un journaliste à  Jérémie. Avec l’arrivée des nouvelles technologies, on dirait que l’inspiration des jeunes Jérémiens se tue.

«Avec les facilités des Smartphones on voit plus de l’abrégement des mots. Les orthographes ne compte plus», regrette l’auteur de la Colère des Saints.

La Cité d’Edmond Laforest peut renouer de ses cendres, pourtant. Car la poésie veut dire action. Selon le professeur Almaye, « On peut remonter la pente par le truchement des concours, par exemple ». Cependant, si on ne fait  rien, dans un futur proche, les nouvelles générations n’auront rien à voir avec la littérature et la poésie.

Du coup, on cessera de parler de Jérémie comme la Cité des Poètes.

RS

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Ralph Simon
Communicateur, Journaliste, Bloggeur chez RFI, Publiciste, Gestionnaire / Administrateur.
Ralph Simon

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