La Grand ‘Anse, le Tourisme Négligés.

Après l’agriculture, le tourisme représente en moyenne 50% dans le développement durable d’un pays. Un pays qui connaît sa culture surtout.  Vers les années 90 la République voisine d’Haïti a injecté des millions dans ce domaine. Quelques années plus tard, soit à l’orée des années 2000, elle a déjà une rentabilité de développement international.  Après 25 ans d’occupation, aujourd’hui, la République Dominicaine et Haïti, c’est la lumière et les ténèbres.

 

Copier est la meilleure façon d’apprendre, surtout si on veut atteindre de hauts sommets, comme le Pic Macaya. Depuis environ deux (2) ans le Gouvernement Martelly/Lamothe via son ministère du tourisme, s’est proposé de rendre le budget national moins dépendant de l’aide fournie par la communauté internationale.  Son objectif, dans un proche avenir, c’est de ressusciter nos différents lieux touristiques, plages et monuments et du même coup les promouvoir à l’échelle internationale afin d’attirer le plus grand nombre de visiteurs et de vendre le pays positivement.

 

L’identité d’un peuple c’est sa culture.  Mais dans un pays comme la nôtre où l’acculturation fait rage, comment peut-on inviter des gens à venir voir des choses qui sont déjà les leurs ?  Tout n’est pas perdu pour autant, car des réserves subsistent encore dans le et devraient fournir les solutions escomptées.

 

Le gouvernement a déjà investi des millions dans le tourisme, mais pas un sou dans la Grand’Anse.  Un département traité en parent pauvre depuis l’indépendance du pays malgré ses potentialités, surtout au niveau culturel et touristique (ses anciennes maisons coloniales, ses plages, ses 4 forts presque disparus, ses rivières, sa poésie, son rara, ses grottes…) « Grandans gen twop riches pou l maltrete konsa ». Faiblesse de l’Etat. 

 

Jusque-là, le ministère de la Culture n’est jamais présent au niveau du département et celui du tourisme n’est pas réellement présent, avec un bureau à 90% fermé, fonctionnant avec 3 personnels, un directeur brillant toujours par son absence, une ménagère et un gardien. La poussière et les toiles d’araignées sont les seuls visiteurs de ce dit bureau qui représente un endroit hanté au Complexe administratif de Jérémie, sous les yeux du délégué départemental. Pas même une image faisant la promotion d’un site touristique, voir une carte touristique ! 

 

Nonobstant les négligences de l’Etat, une bonne partie de la richesse du pays se trouve ici, avec 9 communes côtières sur 12, cela représente une opportunité. Nous sommes bien conscients que le tourisme demande un certain niveau  d’infrastructure que nous n’avons pas encore, faute d’une gouvernance rationnelle. Sur ce point il est encore tôt.  Le besoin fondamental de cette activité est la sécurité. Or, c’est connu, le département est réputé être la région la plus SAFE du pays. Un atout majeur qui devrait encourager les investissements sur ce morceau de terre sereine.

 

Il est encore tôt si on veut réaliser de grandes choses.  Ayiti two rich poul Pov, tout riches nou yo ap gaspiye anba je nou, poutan chak jou nal peye poun gade yo lot kote.  A qui la faute ?  

 
 

 Ralph Simon

simonralph65@gmail.com

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Ralph Simon
Communicateur, Journaliste, Bloggeur chez RFI, Publiciste, Gestionnaire / Administrateur.
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